Musicovery : simple jukebox ?
28 07 2008Musicovery fonctionne comme une webradio thématique basée à la fois sur les styles musicaux sélectionnés, l’ambiance, le tempo, l’année d’édition des morceaux, et leur plus ou moins grande popularité. Contrairement à Anywhere.FM, Musicovery a l’avantage de ne pas être trop “lourd” à lancer.
L’application est majoritairement destinée à la musique anglo-saxonne ; Cependant on peut trouver quelques morceaux exotiques (principalement de la variétoche) de nos vertes contrées (…comme Tri Yann, François Feldman, Michel Sardou…que du bon !!!).
Pour bénéficier d’une bonne qualité d’écoute (entendez par là…un son moins grésillant que ce qui est proposé dans l’offre basique…du streaming encodé à 32K digne de ce bon vieux Real Player G2) il faut s’acquitter d’un ticket d’entrée de 3 euros par mois (qui a aussi pour bénéfice de faire disparaître les Adsense présent sur Musicovery et de permettre l’utilisation de la fonction de tag, permettant de retrouver ses favoris et de les jouer).
L’avantage de Musicovery réside essentiellement dans le fait de pouvoir mélanger des styles musicaux entre eux et d’obtenir une cartographie présentant les liens plus ou moins lointains entre les morceaux.
A contrario de Last FM, les possibilités proposées par Musicovery sont plus importantes (même si en définitive, la finesse en termes de recommandations de Last FM reste supérieure et le nombre de morceaux en base plus important).
De nombreuses erreurs viennent se glisser dans le système de suggestion…à moins qu’AC/DC et les L5 soient du même acabit et qu’Eagle Eye Cherry soit le fils caché de France Gall…
Le site ne présente aucun système de recommandation entre pair, ce qui limite sans doute son efficacité et son attrait.
Une fois de plus, les morceaux proposés ne sont pas protégés sur les serveurs d’Amazon Web Services… et sont accessibles pour un simple débutant. (Deezer a au moins le mérité de complexifier la récupération des fichiers sur ces serveurs…même si Real Player Downloader a pour manie de récupérer tous les fichiers média à sa portée, rendant la protection vaine).
On nous présente des services “légaux” d’écoute en ligne qui sont a fortiori censés limiter les téléchargements sur les réseaux P2P…mais qui ne protègent pas leurs morceaux…un peu comme si un Mégastore ouvrait ses portes sans système antivol, sans caisses, sans vigiles… vraiment bizarre…





